Et s’il y avait plus efficace qu’une formation ou un séminaire pour faire évoluer les équipes dans une organisation ? Zoom sur les vertus de l’Accompagnement.

 

 

Prise de poste, fonctionnement d’équipe, cohésion d’un collectif de travail, transfert de compétences… nombreux sont les contextes dans lesquels les entreprises font face à des problématiques de changement nécessitant l’adaptation et l’adhésion de tous.

 En quoi un processus d’Accompagnement peut-il permettre de mettre en œuvre de façon durable de nombreux changements dans une équipe, dans une entreprise, au service de la performance collective ?

 Le premier réflexe consiste souvent à organiser un séminaire ou des sessions de formation autour de la problématique en question.

Mais ces modalités par définition brèves et ponctuelles ne sont pas toujours les options les plus adéquates pour transformer et mobiliser un collectif autour de nouvelles façons de fonctionner.

Pour nourrir vos réflexions sur ces sujets, voici nos réponses à 5 questions sur l’accompagnement.

1) Qu’est-ce que l’Accompagnement au sens de Co’effy et qu’est-ce qui le distingue d’un séminaire ou d’une intervention ponctuelle classique (formation, conseil, facilitation…) ?

 Odile Joussellin : « L’Accompagnement au sens de Co’effy consiste à apporter un support et des moyens réalistes, pour qu’une équipe avance, de façon pérenne et autonome.

 Contrairement à une formation ou un séminaire, qui sont des évènements ponctuels qui en restent généralement à l’intention en apportant des pistes de solutions, l’Accompagnement s’inscrit dans la durée.

Ceci ne signifie pas forcément plus d’heures d’intervention au final, mais l’idée est d’être présent et ressource tout au long du projet ou processus de changement.

 Chez Co’Effy, nous sommes experts du fonctionnement de l’humain. Nous aidons à baliser la démarche, à définir les différentes étapes nécessaires pour faire cheminer un collectif au sein d’une organisation et aboutir à un résultat donné.

 On peut faire le parallèle avec l’accompagnateur de moyenne montagne : nous cheminons avec les personnes, nous nous immergeons au sein d’une équipe pendant tout le temps où celle-ci travaille sur un projet.

 Au long du chemin, nous faisons en sorte d’utiliser à bon escient et, selon les besoins, quatre types d’outils :

  • La facilitation: elle permet d’accompagner un travail collectif, sans intervenir sur le contenu.

  • Le coaching (individuel ou collectif): il vise à travailler sur un besoin spécifique, notamment sur ses croyances limitantes, et à redécouvrir ses propres ressources.

  • La formation: elle donne des repères, des outils, en vue d’une utilisation ultérieure.

  • Le conseil: il permet d’apporter des ressources tirées de l’expérience

 

Nous sommes experts du fonctionnement de l’humain.

Odile Joussellin

Co'effy

L’Accompagnement au sens de Co’Effy va aussi de pair avec un engagement conjoint sur les résultats. Comme on propose d’être là jusqu’à la fin du projet, si cela ne marche pas, on ne peut pas dire que cela ne nous regarde plus ! Cela nous oblige à nous retrousser les manches, à continuer à travailler avec l’équipe pour trouver d’autres solutions. »

2) Dans quel cas l’Accompagnement peut-il être par exemple particulièrement pertinent ?

Odile JOUSSELLIN : « Je peux citer par exemple le transfert de compétences. Nous avons notamment accompagné un Manager en Ingénierie chez EDF et son équipe sur ce thème.

Plusieurs départs à la retraite étaient prévus à l’horizon d’une année. Il s’agissait de personnes très qualifiées et détenant une « mémoire longue du métier » et de l’historique. En prévision de ces départs, de nouvelles recrues arrivaient dans l’équipe.

Toutefois, malgré la mise en place d’une formation pour organiser le transfert de compétences entre les « anciens » et les « nouveaux », celle-ci était insuffisante pour permettre à l’équipe d’avoir la solution et d’éviter le risque de perte de compétences clés.

Le besoin d’un Accompagnement à coconstruire sur la durée s’est donc fait ressentir.

Nous sommes ainsi intervenus sur les personnes et sur les dispositifs : nous les avons aidés à aménager leurs façons de faire et de travailler ensemble, nous avons apporté des outils et méthodes pour faciliter ces transferts, l’identification des « pépites ».

La démarche d’Accompagnement a été très concluante et, par la suite, elle a été généralisée à l’ensemble du service. »

3) Comment les managers accueillent-ils généralement un projet d’Accompagnement ?

Odile JOUSSELLIN : « Le fait que l’Accompagnement au sens de Co’Effy s’inscrive dans la durée prête parfois à croire que le coût de l’intervention va être supérieur à celui de l’organisation d’une formation ou d’un séminaire.

Or, bien souvent, ce n’est pas le cas ! Il s’agit simplement d’utiliser autrement un nombre d’heures définies.

L’accompagnement se fait par petites touches, avec des ajustements tout au long du processus et cela permet d’aller beaucoup plus loin qu’une intervention ponctuelle.

Par ailleurs, cette méthode implique souvent une bonne dose d’incertitude au démarrage, puisque la méthode est coconstruite au fur et à mesure.

Ceci requiert donc de se faire confiance et c’est pourquoi nous commençons toujours par travailler ensemble sur une petite partie d’un projet, afin d’apprendre à se connaître et de mieux calibrer une éventuelle suite. »

 

4) Quels sont les facteurs clés de succès d’une intervention d’Accompagnement Co’Effy ?

 Odile JOUSSELLIN : « J’en distinguerais deux principaux :

  •  Intervenir au plus tôt, si possible dès le démarrage du projet et accepter de prendre du temps au début pour que les choses se lancent dans de bonnes conditions :
  1.  Clarifier les choses avec le donneur d’ordre,
  2. Choisir un pilote pour le projet,
  3. Clarifier au maximum les rôles de chacun,
  4. Bien présenter le projet aux équipes et leur expliquer clairement ce qui est attendu d’elles, pourquoi, etc.
  • Raisonner « projet » et non « séminaire » ou « formation »: c’est important de mobiliser autour d’un calendrier, avec un début et une fin. Et de lancer une dynamique en impliquant les équipes concernées, car ce sont eux qui ont les solutions ! »

Interview réalisée le 10 mars 2021.