Conserver une vision stratégique en entreprise malgré l’opérationnel et le quotidien : partage d’expériences

En tant que manager et dirigeant, nous pouvons dans la même journée, être sollicité par des activités très opérationnelles et à la fois très stratégiques. Les actions quotidiennes prennent souvent le dessus.

Or, conserver un regard stratégique apporte de la hauteur en entreprise, notamment en contexte incertain.  

Au sein de Co’effy, nous expérimentons une méthodologie pour garantir cette vision stratégique et nous vous la partageons.

Bénéficier de regards extérieurs pour s’améliorer en continu

Deux fois par an, nous sollicitons des personnes externes à participer au conseil des sages que nous avons mis en place. 

L’objectif : bénéficier d’un regard extérieur sur notre propre stratégie. Ce temps d’arrêt nous invite à questionner et à mettre en perspective notre stratégie.

L’occasion pour nous de prendre de la hauteur avec l’opérationnel et de rester dans une approche très qualitative.

Ces interactions avec des personnes extérieures nous enrichissent de retours argumentés pour éclairer nos propres décisions, la compréhension des opportunités et d’éventuelles menaces du marché. Autant de signes pour apprendre à nous adapter et à évoluer.

Et nous nous sommes rendu compte que c’était également une belle opportunité de démultiplier les contacts et les mises en relation.

 

Et en pratique…

  • Des rencontres de 2 heures maximum en fin de journée avec apéritif dinatoire : l’occasion de fêter, célébrer, ensemble, les bonnes nouvelles.
  • Solliciter des personnes qui ne sont ni des clients, ni des fournisseurs, ni des concurrents pour éviter qu’il y ait des enjeux cachés qui empêchent la confiance
  • Demander aux sages une attitude ouverte et bienveillante (ce n’est pas un conseil d’administration) et évidemment, de la confidentialité
  • Investir dans la préparation des réunions (chiffres clés, formalisation de la stratégie, liste des questions stratégiques à discuter). Envoyer ces éléments au moins 15 jours avant pour permettre des discussions de qualité
  • Lors de la séance, laisser la place à l’échange pour bien comprendre les avis et les recommandations faites
  • Envoyer un compte rendu aux sages suite à la rencontre pour leur permettre de savoir ce que nous avons retenu et ce que faisons de leurs recommandations

 

Ce que nous retenons du Conseil des sages

Réunir des personnes aux profils très divers est l’occasion de bénéficier d’un effet miroir très riche. Et il est essentiel de trouver un bon équilibre : il ne faut pas écouter que le conseil des sages (c’est l’entreprise qui doit garder la main et décider de son avenir) mais si on ne l’écoute pas, celui-ci va s’étioler et mourir.

 

Le point d’attention

Nous retenons que pour conserver cette dynamique, il est essentiel que l’équipe dirigeante soit ouverte aux recommandations et aux commentaires, sinon comme le dit l’un d’entre eux « les sages ne resteront pas sages longtemps » : ils n’auront plus envie de participer à cette démarche !

En conclusion, s’obliger à une pause deux fois par an, rendre des comptes sur nos actions – ce que nous avons réalisé ou non et pourquoi – nous invite à être très alignés et très justes dans notre propre démarche. Un sage nous a fait remarquer que Co’effy proposait une gouvernance innovante aussi à ce niveau : ni un CA, ni une co-gestion, mais la mise en place d’un « co-développement stratégique », une méthode structurée permettant la réflexion et l’action pour conduire notre boite en s’appuyant sur des expériences complémentaires.

Pour finir, un grand merci pour leur implication à nos 6 sages

  • Bertrand Barnoud, ancien directeur en charge de la transformation de la vente chez Hewlett pakard et actuellement, formateur et enseignant à Grenoble INP et GEM
  • Gérard Desmaison, ancien dirigeant et manager de grands groupes, coordonnateur de l’observatoire du rebond au sein de 60000 rebonds et président de l’atelier du dirigeant durable, un think tank ayant pour vocation de réconcilier l’économique et l’humain dans l’entreprise.
  • Odette Di Vanni, assistante en gestion administrative et financière pour les TPE. Très active au sein de plusieurs de réseaux professionnels à Grenoble, notamment pour la CPME (Confédération des Petites et Moyennes Entreprises)
  • Pierre-Jean Favier, ancien commissaire aux comptes et ex dirigeant d’un cabinet d’expertise comptable. Actuellement parrain référent au sein de l’association 60 000 rebonds qui vient en aide aux dirigeants ayant liquidés
  • Elnou Henry, Déléguée Générale de l’Udimec
  • Patrick Perdigon, ancien responsable de formation Achat et consultant interne en gestion du changement chez Schneider Electric. Aujourd’hui à la retraite et disponible pour les personnes intéressées par son expérience

 

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