Inévitables tensions interpersonnelles : comment améliorer les relations en entreprise ?

Dans toute équipe, ou groupe, il y a toujours des moments où certains membres vivent des tensions les uns envers les autres même si les relations sont généralement bonnes.

Quelle que soit leur origine – relationnelle, organisationnelle, etc.-, ces tensions polluent la relation de travail. Elles installent des malentendus, des incompréhensions, des frustrations qui s’accroissent si on ne les traite pas.

 

D’une simple tension à un conflit, le pas peut parfois être rapidement franchi jusqu’à aller malheureusement à la rupture de la relation. Et par conséquent, dans le contexte du travail, un frein ou une impossibilité à réaliser correctement ses missions par défaut de collaboration.

Comment faire pour éviter qu’un conflit se transforme en tension ? Dans cet article, retrouvez plusieurs outils pour garantir des relations sereines au sein de votre entreprise.

Comprendre l’origine de la tension pour la gérer à temps

Il est intéressant de réaliser qu’une tension naît en général d’un fait, d’une situation, d’une attitude, d’un propos qui vient toucher une corde sensible chez l’autre. Elle naît d’un écart entre ce que nous voudrions vivre et ce que nous vivons.
À partir de ce moment-là, tout ce que l’autre fait viendra tendre encore cette corde jusqu’au débordement émotionnel. Selon les individus, il prendra différentes formes : plus intérieures (ironie, « râlerie », retrait, évitement, négativité, etc.) ou extériorisées  (irritabilité, agressivité, colère, etc). 

Cette corde sensible touche aux valeurs, besoins, intérêts, opinions, ou objectifs qui sont généralement différents chez les uns et les autres. Et c’est humain. Nous pensons tous être dans notre droit, avoir raison, détenir la vérité. Ces tensions viennent remettre en cause quelque chose d’important pour nous qui ne nous permet pas de comprendre l’autre.

À qui la faute ?

Trop souvent, dans les entreprises, le management est démuni face à ces situations. Et pense – ou espère ! – qu’elles se résoudront d’elles-mêmes avec le temps et parce que les individus finiront par réaliser l’inconséquence de leur différent. Les individus eux-mêmes au cœur de la tension se retiennent trop souvent de l’évoquer. Parce qu’ils n’osent pas, par peur du conflit ou de conséquences dommageables dans le quotidien professionnel, ou encore par crainte de réactions qu’ils ne sauront pas gérer.

 C’est là l’erreur ! Avec le temps, les tensions s’installent et s’aggravent même si chacun prend sur lui pour l’équilibre du fonctionnement et les besoins du travail. Et le jour où ça craque, ça fait mal !

L’importance de proposer des temps pour DIRE.

Prendre de nouvelles habitudes pour inclure des temps en début de réunion par exemple, où chacun peut déposer son humeur du jour, ce qu’il a envie de partager, peut déjà faire baisser la pression. Être entendu sur ce qui pose problème est aidant : cela permet aux collègues de mieux comprendre ce qui se passe plutôt que mal interpréter.

S’habituer, et oser, aborder directement en tête-à-tête avec ses collègues ce qui nous irrite, dérange, contrarie avant qu’il ne soit trop tard est sain pour la relation.

Mais nous avons rarement appris à le faire, et cela rajoute au problème.

Les clés pour agir

  1. Vous avez la possibilité d’agir en amont pour éviter que les tensions s’établissent.
    Prendre le temps d’échanger son humeur du jour construit la confiance entre les personnes et crée l’habitude de se dire les choses. Vous évitez que trop de choses restent sous le tapis, pour ressortir au plus mauvais moment. Vous contribuez ainsi à un meilleur esprit d’équipe.
  2. Pour les petites tensions du quotidien, il existe de plusieurs outils et processus, issus de la communication non violente, ou de pratiques de communication assertive par exemple, pour apprendre à dire les choses, dans un cadre qui sécurise la prise de parole, et offre les bonnes conditions pour la prise de recul et l’échange nécessaire,
  3. Dans le cas de tensions trop installées, le processus de régulation est très efficace et généralement une seule réunion est suffisante. Ce processus vise à prendre soin de la relation entre les personnes d’une équipe. Cela permet de se distancier de la situation et de restaurer les conditions d’une relation plus saine et confiante où les choses ont été explicitées, entendues, comprises. 
  4. Et au pire, dans le cas d’une rupture de la relation par un historique de situations trop enkystées, la médiation est un processus très adapté.
    Animée par un professionnel formé à cette pratique, la démarche de médiation (en quelques séances individuelles puis collectives) permet généralement de restaurer la relation et de ramener les protagonistes du conflit à pouvoir retravailler ensemble après avoir assaini la situation et trouvé l’issue satisfaisante et acceptable pour chacun. 

 

Chez Co’effy, on n’est pas meilleurs qu’ailleurs.

Des tensions, nous en vivons régulièrement : la vie d’une entreprise amène bien des sujets sensibles sur lesquels, en gouvernance partagée, il vaut mieux être bien alignés. Mais aussi des irritations, car nous sommes différents dans nos besoins, nos modes de fonctionnement. Lorsque l’un de nous ressent qu’une tension prend trop de place, et empêche la bonne qualité de la relation ou de son travail, il demande à l’équipe ou à la personne un temps de régulation. Un de nos collègues gère le processus qui peut durer 20, 30, 60 min selon le degré de tension. Ces échanges nécessaires sont des temps pleinement productifs même s’ils mettent en suspens l’activité.
C’est puissant et cela évite surtout bien d’autres tensions qui seraient certainement nées de cette absence de communication.

 

Vous souhaitez en savoir plus sur ces processus ? Être accompagné pour les apprendre ou les mettre en place ? Contactez-nous.