J’aime quand on décide

Gestuelle facilitation

J’avoue, j’ai horreur des moments où on s’éternise sans aboutir, quand on quitte une réunion sans vraiment savoir ce qui a été décidé.

Pourtant ce n’est pas très compliqué

Ce que j’aime c’est que c’est devenu assez simple, le temps passant, de décider, en solo, en participatif ou en collectif. J’aurais adoré connaitre les basiques de la décision quand je suis sortie de l’école, mais curieusement, ce n’était pas le cas.

Un zeste de méthode

Les étapes que je suis aujourd’hui sont celles qu’on pourrait croire dictées par le bon sens. Elles m’ont rendu la prise de décision joyeuse et constructive.

Au commencement était l’écoute

Pour une décision un peu délicate, sans réponse immédiate, le bon sens est d’écouter au préalable différents points de vue, d’entendre les questions que chacun se pose, les enjeux.

Puis vient une tentative

Comme il faut bien avancer, vient ensuite le temps d’avancer une proposition de décision : « d’accord, on pourrait faire ceci » pour écouter les réactions, répondre aux questions, améliorer cette première idée.

Qu’il est bon d’améliorer

Toujours dans l’idée d’avancer, il faut ensuite proposer la version améliorée, voir comment elle est reçue, essayer de la maintenir sauf si elle déclenche des réactions trop fortes, auquel cas il est préférable de l’enrichir une seconde fois.

Le piège de l’empathie mal gérée

Là réside le piège : à trop vouloir prendre en compte les différents avis, pour ne pas bloquer les gens, on peut bloquer la décision

Alors il faut conclure

C’est pourquoi il est temps de passer aux dangers : quels risques objectifs entrainerait cette décision ? (Si on enfreint la loi, si on risque d’incendier le bâtiment ou de tuer quelqu’un par exemple, il faut bloquer la décision et la modifier).

Le curseur du management participatif à la décision collective

Un manager classique réalisera toutes ses étapes lui-même, la décision sera participative grâce aux phases d’écoute.
L’expérience nous montre que les équipes sont beaucoup plus compétentes que ce que le management traditionnel permet.
De fait, Le manager peut déléguer des étapes : la première proposition par exemple, tout simplement en demandant si quelqu’un a une première idée à proposer.
Une fois l’habitude prise, il peut aller plus loin en laissant la personne proposeuse ou une autre améliorer la décision dans la suite du processus.
Il arrive ainsi tout naturellement à une décision collective.

La décision par consentement

Il suffit de demander si quelqu’un voit un danger qui nécessite de bloquer cette décision pour arriver à ce qu’on appelle une décision par consentement.
Selon les enjeux, le ou la manager peut déléguer plus ou moins d’étapes, et gérer ainsi son implication directe ou sa prise de recul sur la situation.

😊

Rose Christin