J’avoue j’y crois encore

Gestuelle facilitation

J’avoue, le réchauffement climatique et ses conséquences, notre absence de réactivité suffisante, c’est difficile pour moi. J’ai l’impression qu’on ne fait pas notre job d’adultes, notre responsabilité, qu’on se comporte en adolescents perdus.

Pourtant, j’y crois encore

Je crois encore que les adultes que nous sommes peuvent se mettre à réagir. Je crois encore que l’Entreprise peut être la solution. Je me rends comptes douloureusement que je n’ai pas lâché l’affaire. J’ai essayé d’accueillir notre manque d’action pour ne pas devenir folle, mais au fond de moi, ça résiste.

Bien sûr,, nous le faisons déja

Il y a des tonnes de choses que nous faisons aujourd’hui et que nous ne faisions pas il y a 20 ans. Le souci est que le résultat est très éloigné de ce que la situation exige de nous, et nous le savons. Il nous faut sortir d’un récit rassurant pour notre égo en racontant que nous faisons déjà beaucoup. Il nous faut aussi sortir de l’exigence d’un récit promettant que nous irons vers un monde plus souhaitable. Ce ne sera peut-être pas le cas. Il nous faut en sortir pour assumer l’ampleur de la tâche et nous y atteler.

La question, c’est comment ?

Comment faire pour que nous nous mettions suffisamment en mouvement, nous adultes ? Je ne suis pas sociologue, j’accompagne à l’efficacité et à la sérénité au travail. Mon métier, c’est la mise en mouvement d’équipes. Ce n’est pas le seul levier vis-à-vis de l’entreprise : il y a l’action des dirigeants, le rôle des actionnaires, des politiques, les changements individuels… La situation est complexe, le blocage est systémique, il faut l’aborder sur tous les fronts, toutes les actions sont bonnes quand elles se cumulent.

Alors allons-y

Mettons-nous en mouvement, interpellons nos collègues, nos collaborateurs, nos hiérarchiques. Repérons ceux qui sont préoccupés, je crois qu’ils sont légion, même si la plupart se sentent impuissant dans le champ du travail. Avançons tout doucement avec eux pour regarder courageusement ce qui bloque, comment nous le vivons, de quoi nous aurions envie. Recherchons avec ceux qui auront du répondant la prochaine action à enclencher au travail. Et avançons.

La robustesse

Un levier porteur en ce moment réside dans les concepts de robustesse proposés par Olivier Hamant et les principes du vivant. Ils questionnent de façon innovante des piliers de la culture d’entreprise : le culte de la performance, Les réserves tampons, la place laissée au hasard, au contrôle, le lien avec l’environnement, avec le reste de la nature, le soin porté ou non à la santé commune… Presque des tabous dans les cercles professionnels.
Je connais bien la mise en mouvement d’équipe, l’efficacité professionnelle. Je me dis que ça a du sens d’utiliser cette puissance adulte en nous mobilisant aussi sur la santé commune : l’état du monde et de nos territoires, les années à venir et les impacts que nous avons envie d’avoir. En cette fin d’année, le cap est clair. 😊

Rose Christin